Dossier des Roms : l’impasse idéologique de la majorité | |
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La majorité socialiste brandit auprès des citoyens du 9e arrondissement excédés, un « droit de l’hommisme » primaire et des discours tièdes coupés de la réalité. C’est l’aveu même de son incapacité à intervenir dans ce dossier et de la perte de son sens des priorités : au lieu d’agir, elle prétend que la rue appartient à tout le monde et ferme les yeux sur les troubles à l’ordre public subis quotidiennement par les riverains ; à l’intérêt et aux préoccupations légitimes des parisiens qui l’ont élue, la majorité socialiste préfère ainsi l’excuse systématique des Roms au motif de leur misère réelle ou supposée. Et quand elle prétend enfin se saisir de la question, c’est pour privilégier davantage encore de « traitement social » sur fonds publics avec le risque d’encourager les filières de trafiquants d’êtres humains et de nouveaux afflux. Nombreux sont les Roms qui acceptent déjà les aides généreuses au retour volontaire que leur offre la France pour revenir quelques mois après bénéficier abusivement du même dispositif. Cette attitude ne résout donc rien. Bien au contraire, elle équivaut à laisser pourrir voire s’aggraver une situation devenue intolérable pour les habitants du 9e et néfaste pour leur sécurité et leur tranquillité, sans aucun effet sur l’exploitation des femmes et les enfants roms qui continueront d’être poussés à la mendicité et de cristalliser le ressentiment. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement a dû prendre sur lui de faire le choix du réalisme et de la responsabilité. Dès sa prise de fonction, Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, s’est ainsi saisi de ce dossier, en appelant à plus de coordination et de collaboration entre les différents acteurs à même de contribuer à une solution. Entre la municipalité parisienne, au cœur des politiques de prévention, et l’Etat d’une part pour œuvrer ensemble par-delà les clivages politiques, dans l’intérêt des Parisiennes et des Parisiens. Entre les autorités françaises et roumaines d’autre part dans le cadre d’un groupe de travail bilatéral inédit. Entre l’Union européenne et ses Etats membres enfin, si cela d’avère nécessaire, alors que plusieurs de nos partenaires européens se trouvent confrontés au même défi dans leurs villes et que l’Europe orientale compte une dizaine de millions de Roms dont l’intégration demeure difficile mais doit être améliorée par les pays dont ils sont les ressortissants. Delphine BÜRKLI |